On le savait, le géant Américain Facebook développe son activité bien au-delà de son réseau social avec l’utilisation notamment des nouvelles technologies au service des communautés. En effet, notre société n’est plus tant une structure fondée sur la division géographique, par pays par exemple, qu’une organisation où évolue différents groupes d’individus portés par des passions et des envies communes. Une société de meutes en quelque sorte où chacun se constitue un groupe d’amis nous confortant dans nos certitudes. Or, cela, Facebook l’a bien compris puisque l’entreprise structure sa stratégie autour du développement des communautés.

Au service de la communauté

La mise en relation des individus a toujours été une priorité de Mark Zuckerberg qui se donne les moyens de répondre à cette aspiration. A travers l’amélioration du réseau social dans un premier temps avec notamment le lancement de nouvelles fonctionnalités, pour les groupes ainsi qu’un programme de financement de projets de plusieurs dizaines de millions de dollars. Cet apport en ressources s’est notamment concrétisé par une aide de 1 million de dollars versée aux fondateurs de la communauté « Wanted » afin de favoriser l’interaction des membres dans la vraie vie.

Du lien social made in I.T

Si certains voient dans notre utilisation des nouvelles technologies l’expression symptomatique de l’individualisation de la société, à l’image du temps passé sur nos smartphones chaque jour, l’entreprise Américaine croit elle en une nouvelle forme d’interactions entre utilisateurs, et ce grâce aux technologies en question.

En témoigne l’acquisition en 2014 de l’entreprise spécialisée dans les casques de réalité virtuelle Oculus VR pour 2 milliards de dollars.

 « Dire que la réalité virtuelle est isolante parce qu’elle est immersive est une vision très étroite du monde que vous construisez tous. La réalité est que nous avons tous des limites à notre réalité – des endroits où nous ne pouvons pas aller, des gens que nous ne pouvons pas voir, des choses que nous ne pouvons pas faire. Et ouvrir davantage ces expériences à nous tous, ce n’est pas s’isoler. C’est la libération. »

Mark Zuckerberg

Cet usage de la technologie comme vecteur de liens entre individus est aussi au centre du projet internet.org qui vise à permettre à chacun des 7 milliards d’habitants de notre planète de bénéficier d’une connexion au réseau. Réduire la fracture numérique, un impératif pour l’entrepreneur Américain qui estime que « La connectivité est un droit de l’Homme »

Ainsi, Facebook érige les échanges entre individus comme fondement de son activité. Or la technologie blockchain s’inscrit totalement dans cette évolution du lien humain en apportant une nouvelle solution pour connecter et permettre aux acteurs d’échanger en outrepassant les tiers de confiance instaurés jusque-là. Il s’agit ici de la promesse du bitcoin, permettre l’échange de valeur entre utilisateurs sans l’intervention d’une entité extérieure.

Facebook a ainsi fait l’acquisition de Chainspace, dans l’objectif de construire une monnaie stable, un cryptoactif anti volatilité, qui gardera une valeur unique par rapport à une devise mondiale, probablement le dollar américain. Ce stable coin devrait permettre aux utilisateurs de WhatsApp d’échanger des fonds entre eux de manière rapide, sécurisée et à des frais quasi inexistants. La mainmise de Facebook sur Chainspace n’est pourtant pas tant le fruit d’une acquisition que d’un recrutement empressé des dirigeant, aussi appelée « acquisition-embauche » (acqui-hire), soit la situation où une entreprise acquiert une autre entreprise dans le seul but de recruter ses employés et de tirer parti de son potentiel.

Qu’est-ce que Chainspace ?

Chainspace est le fruit de la collaboration de chercheurs de l’University College London. Leur projet, DECODE vise à donner aux individus des droits de propriété sur leurs données personnelles. Actuellement, quatre des cinq éditeurs du livre blanc de la startup ont indiqué sur leur Linkedin travailler chez Facebook, à Londres. Leur intégration à l’entreprise de Menlo Park fait écho à l’attitude optimiste affichée par cette dernière par rapport à la blockchain.

L’équipe chargée du développement de la blockchain intègre la division « New plateformes and infra » menée par l’ancien dirigeant de PayPal David Marcus. La succursale aura pour objectif le développement de toutes les initiatives du groupe destinées à explorer les technologies de rupture : intelligence artificielle, réalité augmentée et virtuelle, et enfin la blockchain.

L’intérêt que porte Facebook à la blockchain ne fait que confirmer les certitudes que nous avions concernant la technologie comme innovation disruptive amenée à bouleverser notre société et la façon dont nous procédons aux échanges.
Pour autant, pour les fervents partisans de l’idéologie de Satoshi Nakamoto (décentralisation, autonomisation de masse et protection de la vie privée) le rêve semble s’éloigner au fur et à mesure que les grands groupes s’emparent de la technologie.

Une bonne nouvelle donc pour la démocratisation mais pas forcément pour l‘idéal libertaire.

Et vous, que pensez-vous de l’acquisition de Chainspace par Facebook ? Pensez-vous que le géant Américain pourra pleinement tirer profit de la technologie blockchain, avant Microsoft ou Google par exemple ?

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