La Blockchain au service de l’aviation 

« Aviation Today », un site spécialisé dans les nouvelles technologies aériennes, annonçait récemment que Air France étudiait le projet d’intégrer la blockchain dans les logiciels de sa division MRO (maintenance, réparation, révision).

Selon James Korneberg, directeur de l’innovation de au sein de la business unit de Air France, son équipe chercherait à mettre en place un plan d’action qui, en passant par la blockchain, améliorerait les processus de maintenance et les volumes de travail.

« Les quatre caractéristiques de la Blockchain que sont la flexibilité, la traçabilité, l’intégrité et la désintermédiation sont très bien adaptées aux chaînes d’approvisionnement dans le secteur de l’aviation ».  – James Korneberg

Des ingénieurs de Air France on déjà eu l’occasion de réaliser des tests concluants en situation réelle.

Air France est la nouvelles venue dans le cercle des entreprise utilisant la blockchain. L’entreprise française suit donc l’exemple d’autres entreprises comme de grandes banques internationales tel que Santander, Standard Chartered ou UBS utilisant déjà la blockchain pour négocier sans passer par un opérateur central, épargnant ainsi des taxes et frais de transaction.

Un outil logistique exceptionnel 

D’autre part dans le grand élan vers la numérisation des entreprises, l’un des enjeux est la certification de documents officiels dématérialisés. De multiples acteurs se sont développés, chacun avec ses méthodes. Le très jeune entrepreneur Louison Dumont a décidé de confier la validation des documents légaux, diplômes et autres, au réseau décentralisé. Comme chaque opération est consignée dans le « grand livre ouvert » qu’est la chaîne de blocs (chaque validation devient un bloc), tout le monde peut les vérifier. L’un des chantiers actuels est de créer une clé de chiffrement par diplôme, afin de contribuer à la lutte contre les faux diplômes.

Même voter en ligne sera à l’avenir possible, grâce à la Blockchain. C’est du moins le défi de la start-up américaine FollowMyVote. En un siècle, le processus n’a pas bien évolué et moderniser le processus d’élections est une objectif dans l’ère du temps. Le vote électronique a commencé à se développer, aux États-Unis notamment, mais reste boudé dans d’autres nations comme la France. La sécurité étant au centre des débats, de sérieuses questions de sécurité. Avec la Blockchain, encore une fois, le but est d’authentifier les votes grâce aux mineurs, qui par leurs calculs, vérifient que les personnes sont en droit de voter, et grâce au registre, s’assurent qu’une personne n’a pas voté plusieurs fois pour le même scrutin. Reste à valider la sécurité du processus.

« Les gens qui ont voté ne decident rien. Ceux qui comptent les votent décident tout »  – Joseph Stalin

C’est un tout autre secteur qui est exploré en Chine, celui de la traçabilité de la viande de porc. La chaîne Walmart y teste la technologie blockchain d’IBM pour enregistrer la provenance de chaque morceau de porc qu’elle vend en Chine, le lieu et la façon dont il a été transformé, sa température de stockage et sa date limite de conservation. Si certains produits doivent être rappelés, il sera alors possible d’identifier les lots affectés, de dire où ils sont exactement et, s’ils ont déjà été vendus, qui les a achetés. Le projet pourrait être étendu à d’autres produits.

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